Arctic Goose
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North American Arctic Goose Conference and Workshop
Bernache du Canada Impression

Il y a neuf populations de Bernaches du Canada dans le PCOA : de l'Atlantique Nord, de l'Atlantique, du sud de la baie James, de la vallée du Mississippi, de l'est des Prairies, de l'ouest des Prairies, fulva, parvipes, occidentalis et deux populations qui comptent à la fois des Bernaches de Hutchins et des Bernaches du Canada : celle des prairies à herbes hautes et celle des prairies à herbes courtes.

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Pour obtenir de l'information générale sur les Bernaches du Canada, consulter les sites suivants:

Cornell Lab of Ornithology, All About Birds

National Audubon Society 
 
Wikipedia 

Carte de l'aire de répartition de la population de Bernaches du Canada de l'ouest des Prairies
(du U.S. Fish and Wildlife Service

Carte de l'aire de répartition des populations de Bernaches du Canada de l'Atlantique, de la vallée du Mississippi, occidentalis et des prairies à herbes courtes
(du U.S. Fish and Wildlife Service)

Carte de l'aire de répartition de la Bernache du Canada de l'Atlantique Nord, du sud de la baie James, parvipes, des prairies à herbes hautes et de la Bernache de Hutchins taverneri
(du U.S. Fish and Wildlife Service)

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Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la population de Bernaches du Canada de l'Atlantique Nord

Les Bernaches du Canada de la population de l'Atlantique Nord (PAN) appartiennent surtout à la sous-espèce Branta canadensis canadensis. Cette population niche au Labrador, à Terre-Neuve et dans l'est du Québec, y compris à l'île d'Anticosti. Il semble que des oiseaux qui nichent dans l'ouest du Groënland, où la population augmente et prend de l'expansion, contribuent à la PAN. La majorité des Bernaches hivernent dans le sud du Canada atlantique et en Nouvelle-Angleterre. Une petite proportion hivernent depuis le New Jersey jusqu'en Caroline du Nord.

Il est difficile de déterminer la situation de la population de Bernaches du Canada de l'Atlantique Nord en raison du mélange dans les aires d'hivernage d'oiseaux migrateurs de trois populations de Bernaches du Canada (de l'Atlantique Nord, de l'Atlantique et du sud de la baie James) et d'une population non migratrice qui réside dans la plupart des États et des provinces de la voie migratoire de l'Atlantique. La meilleure méthode pour évaluer la situation de la PAN consiste à dénombrer les couples reproducteurs dans les aires de nidification. Chaque année, au mois de mai, la population reproductrice est dénombrée au cours de deux enquêtes distinctes, un relevé par avion du U. S. Fish and Wildlife Service et le relevé par parcelles effectué par hélicoptère de l'Inventaire de la sauvagine dans l'est du Canada du Service canadien de la faune. La réalisation du relevé par parcelles effectué en hélicoptère a commencé en 2001, après qu'il est devenu évident que ni l'Inventaire de la sauvagine dans l'est du Canada ni les relevés par transect faits par avion du U.S. Fish and Wildlife ne parvenaient à couvrir adéquatement l'aire de reproduction de cette population. L'intégration des deux relevés est maintenant en cours. En mai 2007, le nombre total de couples reproducteurs a été estimé à 46 900, un nombre semblable à la moyenne décennale et de 28 p. 100 supérieur à la moyenne depuis que le relevé a commencé en 1990.

Une estimation fiable du nombre de bernaches de la PAN prises par les chasseurs est un des besoins essentiels pour la gestion de ces oiseaux. Peu de bagues ont été posées aux pattes de ces bernaches dans leurs lieux de reproduction, en raison de l'éloignement de ces endroits et de l'exigente logistique nécessaire pour baguer un nombre suffisant d'oiseaux. Des activités limitées de baguage ont lieu chaque printemps depuis plusieurs années là où les bernaches se rassemblent sur l'Île-du-Prince-Édouard. Elles n'ont cependant pas permis de baguer un nombre de bernaches suffisant pour estimer les taux de survie et de prises. À l'été 2007, le Service canadien de la faune, avec le soutien financier du Atlantic Flyway Council, a exécuté au Labrador une activité pilote de baguage de la PAN. Un certain nombre d'oies baguées jeunes dans plusieurs États du nord-est des États-Unis ont cependant été capturées au Labrador, ce qui a compromis l'interprétation des retours de bagues. Comme cela s'est produit pour d'autres populations de Bernaches du Canada, la présence, dans les lieux de reproduction des bernaches nordiques, de bernaches en mue qui se reproduisent dans des zones tempérées est préoccupante parce qu'elle a une incidence sur l'exactitude des estimations des enquêtes sur les oiseaux nicheurs et que, par suite de la compétition pour les ressources, elle peut avoir des effets sur les bernaches de la PAN qui nichent localement.

En 2008, les gestionnaires ont l'intention d'augmenter les activités de baguage au Labrador. Si elles réussissent, elles se poursuivront dans l'avenir, l'objectif étant de baguer un nombre suffisant de bernaches appartenant à la population de l'Atlantique Nord pour surveiller la survie, la répartition des prises et les taux de prises.

Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion pour la population de Bernaches du Canada de l'Atlantique

Canada GooseLa population de Bernaches du Canada de l'Atlantique était autrefois considérée comme la plus grosse population de Bernaches du Canada en Amérique du Nord et la principale prise des chasseurs de sauvagine dans la voie migratoire de l'Atlantique. Cette population autrefois beaucoup chassée a atteint un sommet de près d'un million d'oiseaux pendant les années 1970, puis a subi un déclin marqué à la fin des années 1980 et au début des années 1990. En 1995, le nombre de couples reproducteurs dans le nord du Québec avait diminué de 75 p. 100 depuis le moment où les relevés effectués dans les lieux de reproduction ont commencé en 1988, ce qui a obligé les gestionnaires de la sauvagine à fermer la saison régulière de chasse à la Bernache du Canada partout dans les États de la voie migratoire de l'Atlantique.

La fermeture de la saison de chasse est restée en vigueur jusqu'en 1999, année où la population a été estimée à 77 000 couples, et où une saison de chasse limitée a repris dans plusieurs États de la voie migratoire de l'Atlantique. La population a depuis connu une augmentation spectaculaire et 196 600 couples reproducteurs ont été consignés dans le nord du Québec en juin 2007.

Les Bernaches du Canada appartenant à la population de l'Atlantique nichent au nord du 48˚ de latitude dans le nord du Québec, le long de la baie d'Ungava, de la côte nord-est de la baie d'Hudson (où se trouvent 80 p. 100 des oiseaux reproducteurs) et dans l'intérieur de la péninsule d'Ungava. Les données du baguage ont révélé que ces bernaches hivernent depuis le sud de l'Ontario jusqu'à l'île-du-Prince-Édouard et, vers le sud, jusqu'en Caroline du Nord. Autrefois, cette population hivernait surtout dans les parties méridionales de la voie migratoire de l'Atlantique mais, depuis les années 1960, les concentrations se trouvent surtout dans la péninsule Delmarva et dans des portions de l'État de New York, le sud-est de la Pennsylvanie et le New Jersey.

Après avoir tenté pendant des années de gérer les Bernaches du Canada dans les lieux d'hivernage, les inventaires annuels de la population et de la production, et les programmes de baguage et de marquage mettent maintenant l'accent sur les lieux de reproduction et sont essentiels pour la gestion de la population de Bernaches du Canada de l'Atlantique.

En mars 2008, le Atlantic Flyway Council a approuvé pour la population de Bernaches du Canada de l'Atlantique un plan de gestion qui établit pour l'Ungava, une région du nord du Québec, un objectif de 225 000 couples reproducteurs de Bernaches du Canada appartenant à la population de l'Atlantique. Les fonds nécessaires pour mettre en oeuvre les recherches et la surveillance de la population mentionnées dans le plan de gestion frisent le demi-million de dollars par année et exigent un engagement à long terme des États, des gouvernements fédéraux, provinciaux et autochtones, ainsi que des partenaires du secteur privé. La population de Bernaches du Canada de l'Atlantique est de nouveau une composante importante des prises pendant la chasse à la sauvagine dans la voie migratoire de l'Atlantique.

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Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la population de Bernaches du Canada du sud de la baie James

La population de Bernaches du Canada du sud de la baie James semble relativement stable après s'être bien reproduite au milieu des années 2000 dans la partie occidentale des terres entourant la baie James et sur l'île Akimiski. Cette population a fait plus de tentatives de nidification que la moyenne et la réussite de ces tentatives a été dans la moyenne, de sorte que la population s'est stabilisée ou a légèrement augmenté par rapport aux années 1990. Il semble que ces bernaches réagissent positivement aux printemps plus hâtifs et plus chauds.

Les problèmes de gestion de la population du sud de la baie James concernent la gestion les prises et la dégradation de l'habitat de reproduction. Cette population se rassemble et hiverne dans des zones où résident les Bernaches du Canada (maxima) de plus en plus abondantes qui nichent dans les régions tempérées et les deux populations sont souvent prélevées ensemble. On souhaite essayer de limiter, en assouplissant la réglementation sur la chasse, le nombre toujours croissant de Bernaches du Canada se reproduisant dans les régions tempérées, qui sont souvent problématiques, mais sans chasser à l'excès, au même moment, la population du sud de la baie James. Pour y parvenir, nous surveillons activement les populations nicheuses au printemps et les taux de prises des deux populations.

Le deuxième problème de gestion a trait aux modifications de l'habitat reproducteur dans les lieux de nidification de la région sub-arctique. Ces changements ont plusieurs causes possibles, dont l'augmentation du nombre de bernaches qui endommagent la végétation des marais salés fragiles, l'augmentation de la masse continentale, la modification du niveau de la mer, les changements climatiques, etc. Les populations en pleine croissance de Bernaches du Canada et de Petites Oies des neiges causent toutes deux une dégradation sensible de l'état de l'habitat sur la portion de l'île Akimiski où niche la population du sud de la Baie James. On continue de surveiller l'écologie de la nidification de cette population pour déterminer les effets de ces changements sur la reproduction.

Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la population de Bernaches du Canada de la vallée du Mississippi

Canada GooseLa population de Bernaches du Canada qui nichent au printemps dans la vallée du Mississippi a été très stable pendant les années 1990 et 2000. Comme dans le cas d'autres populations de bernaches nordiques, les mauvaises conditions de nidification au printemps ont un effet négatif sur sa productivité. Cette population occupe une région géographique relativement étendue, de sorte que les phénomènes météorologiques ne la touchent pas en totalité, d'où sa stabilité relative.

Les prises posent le problème de gestion le plus important pour cette population. Comme dans le cas de la population du sud de la baie James, limiter la croissance de la population de Bernaches du Canada se reproduisant en zone tempérée en augmentant les prises sans nuire à la population de la vallée du Mississippi est le défi auquel les gestionnaires sont confrontés. On continue de suivre le taux d'abondance pendant la nidification pritannière et le taux de prises des deux populations afin que les taux de prises restent dans les limites souhaitables.

Les habitats côtiers qu'utilise cette population risquent de plus d'être endommagés par l'utilisation excessive qu'en font les Petites Oies des neiges et les migrants en mue qui se reproduisent dans les régions tempérées. On continue de surveiller la qualité de ces habitats et l'écologie de la reproduction de la population de la vallée du Mississippi.

Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la population de Bernaches du Canada de l'est des Prairies

La population de Bernaches du Canada qui se reproduit au printemps dans l'est des Prairies a été relativement stable pendant les années 1990 et 2000. Comme dans le cas de la population du sud de la baie James, limiter la croissance de la population de Bernaches du Canada se reproduisant en zone tempérée en augmentant les prises sans nuire à la population de la vallée du Mississippi est le défi auquel les gestionnaires sont confrontés. On continue de suivre le taux d'abondance pendant la nidification pritannière et le taux de prises des deux populations afin que les taux de prises restent dans les limites souhaitables.

Les prises posent le problème de gestion le plus important pour cette population. Comme dans le cas de la population du sud de la baie James et de celle de la vallée du Mississippi limiter la croissance de la population de Bernaches du Canada se reproduisant en zone tempérée en augmentant les prises sans nuire aux autres populations est le défi auquel les gestionnaires sont confrontés. Nous continuerons de suivre le taux d'abondance pendant la nidification pritannière et le taux de prises des populations de l'intérieur afin que les taux de prises restent dans les limites souhaitables.

Les habitats côtiers qu'utilise cette population risquent de plus d'être endommagés par l'utilisation excessive qu'en font les Petites Oies des neiges et les migrants en mue qui se reproduisent dans les régions tempérées. On continue de surveiller la qualité de ces habitats et l'écologie de la reproduction de la population de la vallée du Mississippi.

Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la population de Bernaches du Canada de l'ouest des Prairies

Canada GooseLes Bernaches du Canada de l'ouest des Prairies (BCOP) sont une population de grosses Bernaches du Canada qui fréquentent la partie orientale des États de la voie migratoire centrale, l'ouest du Manitoba et l'est de la Saskatchewan. Ce groupe est formé de Bernaches du Canada de la sous-espèce interior, mais aussi de quelques-unes qui font partie de la sous-espèce maxima. Ces bernaches nichent dans le centre-sud du Canada et hivernent surtout dans la partie orientale des États de la voie migratoire centrale. Il y a un chevauchement considérable entre les BCOP et les Bernaches du Canada appartenant à la population des Grandes Plaines (BCPGP), qui ont été rétablies et nichent dans le sud de la Saskatchewan et du Manitoba, et au nord-est du Montana, au Dakota du Nord et au Dakota du Sud, au Nebraska, au Kansas et en Oklahoma.

Les BCOP et les BCGP sont à l'heure actuelle gérées dans le cadre d'un plan de gestion des deux populations combinées, le "Management Plan for Large Canada Geese Wintering in the Western Tier States of the Central Flyway (1988)". Les Bernaches du Canada appartenant à la population de l'ouest des Prairies sont mélangées à des Bernaches du Canada de la population des Grandes Plaines ainsi qu'avec de petites Bernaches du Canada des prairies à herbes hautes (PHH). Il est difficile de séparer les "grosses" (OP et GP) et les "petites" (PHH et PHC) Bernaches du Canada pendant les dénombrements automnaux et hivernaux. Il est impossible par conséquent de se fier aux résultats de ces relevés pour surveiller séparément la situation des Bernaches du Canada de l'ouest des Prairies et des Grandes Plaines. À l'heure actuelle, les chiffres obtenus pendant un inventaire de la sauvagine ayant lieu à la mi-hiver (MWS) indiquent la répartition et la situation des bernaches pendant l'hiver.

L'objectif pour la population reproductrice de BCOP a été fixé à 17 000 couples, les seuils réglementaires pour le dénombrement de janvier étant de 150 000 à 285 000 individus (BCOP et BCGP combinés). La dernière moyenne mobile de la population de BCOP et de BCGP sur trois ans (2006-2008) tirée du MWS est de 519 964 individus, soit 82 p. 100 de plus que le seuil supérieur réglementaire actuel.

Les données des lieux de reproduction sont inadéquates aussi pour les sous-troupeaux. Il n'existe pas à l'heure actuelle d'estimation de l'origine et de la répartition des prises, et il n'y a pas eu d'activités importantes de baguage des BCOP dans les lieux de reproduction depuis plus de deux décennies. Bien que gérer les BCOP et les BCGP dans les aires d'hivernage oblige à traiter les deux populations comme un seul groupe, il est peut-être nécessaire de continuer à gérer les BCOP – qui ne nichent qu'au Canada – comme une entité distincte. Il faut mieux comprendre l'aire de reproduction des BCOP et leur répartition hivernale afin d'asseoir la gestion de cette population sur de meilleures bases.

Selon les données sur le baguage (1980-1985), la population de BCOP est formée de deux éléments : a) un « groupe » composé de Bernaches du Canada de la sous-espèce interior, qui niche surtout dans la forêt boréale, en Saskatchewan et au Manitoba, et, vers l'est, jusqu'à l'aire de répartition de la population de l'est des Prairies, et b) d'une population plus méridionale de Bernaches du Canada de la sous-espèce maxima qui nichent dans la prairie-parc au sud de l'aire de répartition de la population de BCOP. D'après les analyses préliminaires des bagues, à l'intérieur de ces deux régions, il existe des sous-troupeaux distincts qui hivernent en des endroits séparés dans la voie migratoire du centre de l'Amérique du Nord. Très peu de bagues ont été posées ces dernières années, surtout parce que d'autres activités de baguage avaient priorité, si bien que les données ne peuvent permettre d'identifier avec une certitude raisonnable des sous-populations gérables.


Il faut continuer de gérer les grosses Bernaches du Canada qui hivernent dans les États de l'est de la voie migratoire centrale en se fondant sur leur association à la fois avec certains lieux de reproduction et avec certaines aires d'hivernage. Il y a eu peu de travail sur l'écologie de la reproduction des BCOP ou sur leurs habitats de reproduction. On ne connaît pas bien non plus leur écologie et leur comportement automnaux et hivernaux et il faut mieux évaluer leur répartition et leur abondance dans leurs aires d'hivernage. La construction de réservoirs sur le fleuve Missouri à partir du début des années 1950 a emené ces oiseaux, qui fréquentaient à la fin de l'automne et en hiver les États de latitude moyenne, à migrer au Dakota du Sud et, plus récemment, au Dakota du Nord. De plus, le moment de la migration automnale a peu à peu été repoussé, vu le réchauffement de la planète et la plus grande quantité de grains perdus hautement énergétiques en Saskatchewan et au Dakota du Nord.

Les populations de Bernaches du Canada de l'ouest des Prairies ont beaucoup augmenté au cours des deux dernières décennies. Dans certaines parties de l'aire de répartition, surtout dans la prairie-parc du sud-est de la Saskatchewan et du sud-ouest du Manitoba, la Bernache du Canada occupe maintenant un habitat de nidification sous-optimal, en raison de la densité accrue de la population. Ce qui a des incidences à la fois sur la survie des adultes et sur celle des couvées. L'accroissement de la population a également entraîné une hausse du nombre de conflits dans les régions urbaines et rurales, vu ses conséquences négatives sur les zones récréatives et la dévastation accrue des cultures fourragères et céréalières.

L'habitat de reproduction des BCOP dans la forêt boréale est davantage à l'abri et sujet à moins de conflits. L'exploration minière à la hausse, les activités de l'industrie forestière et les éventuels projets d'aménagement hydroélectrique dans le réseau du fleuve Churchill pourraient dans l'avenir influencer la répartition, l'abondance et la productivité de ces bernaches dans la région. Les gestionnaires doivent continuer de suivre l'expansion industrielle et l'exploitation forestière dans la forêt boréale et veiller à ce que les évaluations environnamentales effectuées pendant le processus d'approbation de ce genre d'activités tiennent compte des BCOP. Ils doivent également continuer de collaborer avec les administrations municipales et les organisations agricoles pour atténuer les dommages causés par les BCOP en milieu urbain et rural.

La migration d'oiseaux en mue et leurs incidences sur les bernaches nichant dans l'Arctique et sur d'autres espèces sauvages et leurs habitats est un problème croissant. Chaque année, une proportion importante des oiseaux immatures (pas assez vieux pour se reproduire) et des oiseaux qui ont tenté de nicher mais n'y sont pas parvenus migrent vers le nord pour muer. Pendant cette mue annuelle, ils perdent leurs rémiges et ne peuvent voler pendant au moins 40 jours. Des biologistes travaillant dans le Grand Nord signalent qu'un nombre croissant de grosses Bernaches du Canada, y compris les BCOP, migrent maintenant pour la mue vers les aires de reproduction des bernaches des régions arctiques et sub-arctiques. Ces oiseaux sont en compétition pour des ressources alimentaires limitées avec l'Oie des neiges, l'Oie rieuse et les petites Bernaches du Canada dans leurs lieux de reproduction septentrionaux.

Les BCOP dépendent pendant leur cycle annuel d'un large éventail de types d'habitats essentiels aux États-Unis et au Canada. Il faut surveiller, protéger, restaurer et ou améliorer au besoin ces habitats parce que les changements naturels et d'origine anthropique qu'ils subissent se poursuivront.

Les BCOP sont une ressource naturelle précieuse et sont très appréciées comme gibier et pour l'observation. L'utilisation récréative et le plaisir que ces oies nous procurent sont des valeurs importantes et une raison puissante de maintenir leur population à un niveau optimum. Veiller à ce que la population atteigne l'objectif ou le dépasse, puis se maintienne à ce niveau, permettra de l'utiliser de façon traditionnelle tout en autorisant les utilisations récréactives rationnelles.

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Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la Bernache du Canada de la sous-espèce fulva

Cette population a été en grande partie définie par des activités de baguage très limitées et plusieurs études morphologiques de la Bernache du Canada. Les mesures morphologiques de la sous-espèce fulva recoupent beaucoup celles de la Bernache du Canada de la sous-espèce occidentalis, ce qui stimule le débat historique sur la question de savoir si elles constituent des sous-espèces distinctes. Des analyses génétiques récentes de Bernaches du Canada le long de la portion septentrionale de la côte du Pacifique indiquent aussi que les variations se chevauchent dans les deux populations.

La population est concentrée dans les régions côtières du sud-est de l'Alaska et du nord de la Colombie-Britannique et les oiseaux sont observés surtout le long de rivages boisés. Des études faisant appel à la télémétrie par satellite et au baguage ont confirmé que les Bernaches du Canada appartenant à la sous-espèce fulva du sud-est de l'Alaska sont des oiseaux qui en bonne partie ne migrent pas. La limite méridionale de leur aire de répartition est mal définie et les distinctions génétiques ont peut-être été obscurcies par l'introduction de Bernaches du Canada d'autres populations dans le sud de la Colombie-Britannique. La limite septentrionale de leur aire de répartition est mal définie aussi, mais des groupes en mue ont été observés le long de la côte nord du golfe d'Alaska, aux environs du glacier de Bering.

Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la Bernache du Canada de la sous-espèce parvipes

Cette population de bernaches a été partiellement définie par des relevés, le baguage et des études génétiques, mais d'autres travaux visant à définir avec précision ses lieux de reproduction en Alaska sont en cours. La limite exacte de son aire de reproduction n'est toujours pas établie, vu la proximité étroite, et peut-être le chevauchement, de l'aire de reproduction de la Bernache du Canada taverneri, qui lui ressemble. On tente en ce moment de déterminer les limites géographiques entre les aires de reproduction de ces deux sous-espèces.

La Bernache du Canada de la sous-espèce parvipes niche près des ruisseaux, des rivières et des fleuves de l'intérieur de l'Alaska. Des troupeaux d'oisons, accompagnés d'adultes, peuvent en général être observés sur les bancs de gravier et de sable le long des fleuves et des rivières pendant l'été. Au nord et à l'est, ces oiseaux peuvent aussi nicher dans la toundra.

La Bernache du Canada de la sous-espèce parvipes hiverne avec six autres populations de bernaches à joues blanches dont l'apparence est semblable à la sienne. Le niveau de la population de certaines de ces oies est tel que la possibilité de les chasser est sérieusement limitée et que, dans l'ouest de l'Oregon et le sud-ouest de l'État de Washington, des postes de vérification où les prises des chasseurs sont surveillées de près sont utilisés. Selon les renseignements actuels, les effectifs de cette population diminuent peut-être légèrement.

Les lieux de reproduction, surtout les terres humides boisées de l'intrieur, sont relativement à l'abri, à l'exception possible du centre-sud de l'Alaska, en raison de l'étalement urbain, et des terres humides à proximité de Fairbanks, qui s'urbanisent et où il y a des projets d'exploitation pétrolière. Dans les aires d'hivernage, les prairies et les terres agricoles sont de plus en plus utilisées à des fins qui ne conviennent pas aux bernaches. L'expansion urbaine, la transformation en vergers, en vignobles et en terres de culture de légumes, ainsi que les plantations d'arbres à pâte à papier ont réduit l'habitat et accru l'intensité du pâturage des champs de céréales, des pelouses et des prés par les bernaches.

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Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la Bernache du Canada de la sous-espèce occidentalis

Cette grosse bernache à joues blanches a une aire d'hivernage et de reproduction relativement limitée. Le principal segment de cette population niche dans le delta du fleuve Copper, en Alaska, et hiverne dans le sud-ouest de l'État de Washington et le nord-ouest de l'Oregon. Cette population de bernaches a été par le passé bien définie et bien délimitée grâce à des relevés et au baguage.

Depuis les années 1980, le principal sujet de préoccupation au sujet de cette population sont les taux élevés de prédation des nids et des oeufs dans les lieux de reproduction, qui expliquent la faiblesse de la production. Le principal facteur causant cet état de choses est le tremblement de terre de 1964 en Alaska et le soulèvement du delta du fleuve Copper, qui ont déclenché des modifications à grande échelle de l'habitat, y compris le dégagement de communautés d'arbres et d'arbustes, la modification des marais et des caractères des côtes et la désalinisation des terres humides. Un plus grand nombre de gros prédateurs, comme l'ours brun, le loup et le coyotte, ont envahi la région du delta. Au cours des dernières années, le Pygargue à tête blanche est devenu l'un des principaux prédateurs des bernaches adultes au nid.

Dans les aires d'hivernage, les prairies et les terres agricoles sont de plus en plus utilisées à des fins qui ne conviennent pas aux bernaches. L'expansion urbaine, la transformation en vergers, en vignobles et en terres de culture de légumes, ainsi que les plantations d'arbres à pâte à papier ont réduit l'habitat et accru l'intensité du pâturage des champs de céréales, des pelouses et des prés par les bernaches.

La gestion de la chasse à la Bernache du Canada dans l'aire de répartition de la sous-espèce occidentalis a été très limitée depuis le milieu des années 1980. Dans l'État de Washington et en Oregon, un programme réglementaire complexe vise à donner aux chasseurs la possibilité de prélever des Bernaches du Canada et des Bernaches de Hutchins appartenant à des sous-espèces stables et abondantes, à réduire les dégâts que les bernaches causent aux cultures et à minimiser les prises de Bernaches du Canada de la sous-espèce occidentalis. Il est essentiel d'évaluer les prises dans la zone de chasse contingentée eixgeant un permis spécial pour suivre le niveau des prises de la sous-espèce occidentalis, qui pourrait déclencher la fermeture de toutes les saisons de chasse à la Bernache du Canada.

Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la population de Bernaches du Canada et de Bernaches de Hutchins des prairies à herbes hautes

Canada GooseLa population d'oies des prairies à herbes hautes (PHH) est formée de Bernaches du Canada et de Bernaches de Hutchins qui étaient auparavant considérées comme un complexe de deux sous-espèces de Bernaches du Canada (Petite Bernache du Canada et Bernache du Canada de Richardson).

Les bernaches des PHH nichent dans l'Arctique canadien, en général à l'est du 105º de longitude ouest et au nord du 60º de latitude nord, entre autres dans les îles de Southampton et de Baffin. Elles hivernaient par le passé dans la prairie côtière du Texas jusqu'en Oklahoma; leur aire de répartition hivernale s'est cependant agrandie ces dernières années et s'étend de la partie inférieure de la vallée du Rio Grande, au Mexique, jusqu'au Dakota du Sud vers le nord et jusqu'au sud-ouest de la Louisiane, vers l'est. Leur principale voie migratoire passe par le Manitoba et l'est de la Saskatchewan et par les États les plus orientaux de la voie migratoire centrale. Les zones de chasse importantes se trouvent dans le sud du Manitoba et le sud-est de la Saskatchewan, au Dakota du Nord et dans les "plaines basses" du Texas, de l'Oklahoma, du Dakota du Sud, du Kansas et du Nebraska.

La délimitation de l'aire de reproduction de la Bernache de Hutchins et de la Bernache du Canada dans les PHH est fondée surtout sur le baguage effectué par le passé dans les aires de rassemblement et d'hivernage. La pose de bagues au cou des oiseaux effectuée à une date plus récente dans les lieux de reproduction a en règle générale confirmé la délimitation de la population. L'aire de répartition des Bernaches des prairies à herbes courtes (PHC) et des PHH se recoupent en hiver et pendant la migration, et il est nécessaire de mieux définir les aires d'hivernage et de migration des bernaches des PHH dans l'optique des lieux de reproduction.

Actuellement, la procédure d'évaluation de la situation des bernaches des PHH consiste à réaliser des inventaires qui génèrent un ratio entre les grosses et les petites bernaches à joues blanches. Le nombre de petites bernaches à joues blanches est estimé à partir de leur nombre dans les comtés de chacun des États utilisés traditionnellement soit par les bernaches des PHH ou par les bernaches des PHC. Il est difficile d'estimer le ratio précis des grosses sur les petites bernaches à joues blanches en raison de l'échantillonnage insuffisant et des modifications apparentes de la composition dans l'aire de répartition hivernale des oiseaux des PHH et de ceux des PHC. On procède de plus à la fin de l'été à des relevés sur l'île de Baffin afin d'estimer les tendances démographiques dans la portion extrême-orientale des lieux de reproduction. La conception et la mise en oeuvre d'inventaires dans toute l'aire de reproduction des PHH et des PHC sont en cours. Les facteurs environnementaux (couverture de neige, température, etc.) semblent être ceux qui ont le plus d'influence sur la production annuelle de bernaches des PHH.

L'objectif démographique pour les bernaches des PHH est une moyenne mobile calculée sur trois ans de 250 000 oiseaux au moment de l'inventaire de la sauvagine ayant lieu à la mi-hiver (Midwinter Waterfowl Inventory). Cet objectif est dépassé chaque année depuis 1997, la moyenne sur trois ans ayant été ces dernières années de plus de 500 000 oiseaux.

Les enquêtes sur les prises du Service canadien de la faune et du U.S. Fish and Wildlife Service estiment les prises de bernaches des PHH. Les estimations des prises dérivées des questionnaires postaux sont réparties proportionnellement par espèce à partir des échantillons d'éventails caudaux présentés par les chasseurs qui collaborent à l'enquête. On obtient ensuite des estimations des prises de bernaches des PHH en mesurant ces plumes caudales et en utilisant l'information fournie à propos de l'endroit des prises (PHH ou PHC).

Les bernaches des PHH dépendent pendant leur cycle annuel d'un large éventail de types d'habitats essentiels dans trois pays. La dégradation d'habitats importants est un problème qui perdure et il faut assurer la protection des aires d'hivernage et de rassemblement (p. ex. marais côtiers du Texas et de la Louisianne, bassin d'eaux pluviales, rivière Platte). Ces habitats devraient être surveillés, protégés, restaurés ou améliorés parce que les changements naturels et d'origine anthropique qu'ils subissent vont se poursuivre.

Les bernaches des PHH sont une ressource naturelle précieuse et sont très appréciées comme gibier et pour l'observation. L'utilisation récréative et le plaisir que ces oies nous procurent sont des valeurs importantes et une raison puissante de maintenir leur population à un niveau optimum. Veiller à ce que la population atteigne l'objectif ou le dépasse, puis se maintienne à ce niveau, permettra de l'utiliser de façon traditionnelle tout en autorisant les utilisations récréactives rationnelles.

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Situation actuelle et préoccupations relatives à la gestion de la Bernache de Hutchins et de la Bernache du Canada dans les prairies à herbes courtes

Ces petites Bernaches du Canada nichent sur les îles Victoria et Jenny Lind et, sur le continent, depuis la baie de la Reine-Maud vers l'ouest et le sud jusqu'au fleuve Mackenzie et au nord de l'Alberta; elles hivernent dans le sud-est du Colorado, le nord-est du Nouveau-Mexique et les étroites bandes de terre de l'Oklahoma et du Texas. Le nombre de bernaches des PHC est resté relativement stable au cours des cinq dernières années, soit en moyenne environ 200 000 oiseaux. Le travail sur l'écologie reproductrice de ces bernaches a été très limité et devrait être élargi. Les incidences éventuelles sur ces oiseaux de l'extraction minière dans les régions arctiques et sub-arctiques et des changements climatiques ne sont pas bien comprises. Peu de travail a par ailleurs été fait sur l'écologie de ces oiseaux en automne, en hiver et au printemps. Les mêmes questions écologiques touchent les bernaches des PHC et d'autres bernaches qui nichent dans les régions arctiques et sub-arctiques.
 
 
Nouvelles de l'Arctique
AGJV Request for Proposals 2014
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Evaluation of Special Management Measures for Midcontinent Lesser Snow Geese and Ross's Geese 2012
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